Revue de presse des amapiens

19 Mar

Voici un article à propos des groupements d’achats et notamment un exemple à Paris, dans le 18ème arrondissement, qui propose bénévolement un site internet de commandes (et une carte de géolocalisation comme au Panier Cauchois 🙂 ). Sans engagement mais avec une implication dans l’organisation pour assurer la pérennité, ce style d’association (avec adhésion) propose une offre sans intermédiaire : le prix consommateur est égal au prix producteur. Extrait :

« Bruno Liehn, producteur de pommes et membre du Collectif Percheron témoigne des avantages « Je suis assez regardant sur la distribution. On peut très vite se trouver dépendant d’un circuit, y compris de celui des enseignes bio. Je veux garder la maîtrise de la commercialisation. » Nicolas Beaufils livre également UnisVersLocal. Il est maraîcher bio en Picardie. 98 % de sa production est vendue en AMAP ou en groupements d’achats. Pour lui, le circuit des AMAP est plus avantageux. L’adhésion à l’année des consommateurs pour un panier hebdomadaire lui assure une régularité de revenus. Pour Bruno et Nicolas, les groupements d’achats sont un moyen cohérent de vente car ils permettent de conserver une production éthique et de garder une proximité avec l’acheteur. Même s’ils ne rencontrent pas toujours directement les consommateurs, ils sont informés de leur niveau de satisfaction. »

Lire l’article: Achetons mieux, achetons groupé


Un article qui « fait le buzz » depuis des semaines… il faut dire que Pascal Poot raconte comment il fait pousser des tomates sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais. Voici deux extraits (il y a aussi une vidéo dans l’article) :

La technique, appelée couche chaude, est très ancienne. C’est elle qui permettait aux maraîchers parisiens du XIXe siècle de récolter des melons en pleine ville dès la fin du printemps. C’est elle qui permet à Pascal Poot de faire germer chaque année des milliers de plants de tomates, aubergines, poivrons… Avant de les planter sur son terrain et de ne plus s’en occuper jusqu’à la récolte.

***

« L’une de mes meilleures variétés, c’est la Gregori Altaï. Mais elle n’est pas inscrite au catalogue, peut-être parce qu’elle n’est pas assez régulière pour eux. Beaucoup de variétés sont comme ça. A l’automne dernier, le semencier Graines del Païs a eu un contrôle de la répression des fraudes qui a établi près de 90 infractions dans leur catalogue.

Le principe c’est qu’on ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit. Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

Lire l’article : Tomates sans eau ni pesticide: cette méthode fascine les biologistes


Début mars, une baisse des aides aux agriculteurs bio était annoncée. Mardi, les agriculteurs bio étaient mobilisés pour manifester, les Normands étaient à Rouen, le réseau des AMAP de Haute Normandie a apporté son soutien et sa présence.

rassemblement bio

(photo Robin Letellier)

Lundi, Stéphane Le Foll annonce une aide complémentaire à l’agriculture bio pour faire face à l’augmentation des surfaces en 2014. Extraits du communiqué de presse:

« En cohérence avec son objectif de soutenir le développement de l’agriculture biologique, le Ministre annonce donc le déblocage de moyens complémentaires permettant d’aider chaque agriculteur bio au niveau prévu initialement pour 2014. Cette aide sera versée dans le courant de l’été. »

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Stéphane LE FOLL a déclaré : « Je me félicite de la progression continue de l’agriculture biologique dans notre pays. Elle est désormais la troisième de l’Union européenne et vient de dépasser les superficies en bio en Allemagne. Il était important pour moi, malgré les contraintes budgétaires de pouvoir envoyer un message de confiance à la filière en garantissant le niveau d’aide prévu ».

 Lire le communiqué 

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Mais en parallèle, pour ceux qui auraient manqué l’info le mois dernier, la confédération paysanne a publié une carte de France des projets de fermes-usines (en cliquant sur les icônes « usines » vous verrez les structures qui sont déjà en activité…)

Mercredi 17 février, Stéphane Le Foll a une nouvelle fois mis les pieds dans le plat. « Pas de faux débats », a-t-il précisé à nos confrères du Parisien. « On a besoin d’une industrie agroalimentaire, et on a aussi besoin, pour la production de certains aliments, d’une production suffisamment industrialisée pour qu’elle soit accessible. »

Lire l’article (lequel revoie à d’autres via des liens) : La carte de France des projets de fermes-usines

 

Bonnes lectures. Merci à Claire Le Mevel, adhérente au Panier Cauchois,  pour sa participation. Vous aussi n’hésitez pas à partager vos lectures.

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Une Réponse to “Revue de presse des amapiens”

  1. Claire Paillotin 19 mars 2015 à 10:51 #

    Merci Claire Le Mevel pour l’article sur les groupements d’achats ! Je suis régulièrement dans le 18ème et crois que je vais aller rendre visite à UnisVersLocal dès aujourd’hui !

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