Ardelaine, « Entreprise du Patrimoine Vivant »

12 Juin

L’émission « Des racines et des ailes » a récemment présenté la démarche de passionnés qui on redonné vie à leur village en retapant la filature et développant les activités liées. Un reportage que Dominique Le Pommellet  a vu et souhaite nous faire partager.

LogoGF

Ardelaine, c’est une histoire d’amour entre un village et la laine de ses moutons. C’est plus matériellement une SCOP (société coopérative de production) où les salariés sont associés et majoritaires.

Tout est parti du moulin du village de St Pierreville où s’est créée une filature de laines en 1850 et qui fonctionna 100 ans avant de fermer. L’établissement s’est détérioré jusqu’au jour où la propriétaire a vendu… une ruine. C’est alors qu’une équipe de fous, passionnés et écœurés de voir les éleveurs jeter leur laine faute de filature, a entrepris de restaurer le bâtiment puis d’apprendre les différents métiers (tonte, cardage, confection literie, confection vêtements, etc.). Une aventure de dix ans qui ne devait finalement qu’être un début.

Aujourd’hui, Ardelaine fabrique des matelas, couettes, oreillers et des vêtements.
Les tondeurs collectent les laines de 250 éleveurs (qui garantissent l’absence de produits chimiques sur la toison) d’Ardèche, de Haute Loire et de l’Allier. En 2012, la récolte était de 55 tonnes de laine ! Chaque printemps, les tondeurs d’Ardelaine vont de ferme en ferme avec leur matériel. Ils trient ensuite les laines selon la longueur et la propreté de la fibre. Ceci déterminera la destination des laines : literie ou filage. Ensuite les laines sont lavées puis démêlées, cette étape s’appelle le cardage. Les machines à carder utilisées sont des machines anciennes remises à neuf. Place ensuite aux étapes de confection puis de vente.

La vente s’effectue dans l’esprit « circuit court » : vente sur place, foires, salons bio. Vous trouverez aussi une vente par correspondance.

S’il faut faire vivre les emplois de proximité créés, l’équipe souhaite aussi partager sa passion. C’est ce qui a motivé l’ouverture d’un musée de la laine qui attire 20 000 visiteurs par an.
Dans les années 2000 la SCOP a construit un nouveau bâtiment pour abriter un café-librairie, un restaurant et une conserverie… En 2010, les activités de la société occupent 37 salariés !

Belle démarche qui s’inscrit dans la durée, et nous ne pouvons que leur souhaiter une longue vie !
Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur site internet

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s